Nisimazine
mardi 21 mai 19:11contact us | partners and links
Accueil du site > In Focus > Rencontre professionnelle : Juan Eveno, directeur post-production chez (...) (23 mai 2007)
In Focus
[fr] [fr]

directeur post-production chez Digimage Rencontre professionnelle : Juan Eveno

 

La plus technique des rencontres professionnelles du Prix de la Jeunesse est sans doute celle avec Juan Eveno. Ce pionnier de l’utilisation du numérique a commencé sa carrière dans un traditionnel laboratoire chimique de post-production, là on l’on développe la pellicule du film. Aujourd’hui beaucoup de tournages se font en en numérique, c’est-à-dire sans film négatif. Cependant, parmi les films réalisés en 35 mm, 50% de la post-production est numérique. Cela a entraîné une évolution du métier de chef opérateur mais aussi de monteur. Il y a dix ans ils sont passés au digital alors qu’ils venaient d’un milieu artisanal, c’est-à-dire qu’on montait les films en découpant et collant à la main la pellicule. Certains n’ont d’ailleurs pas résisté au passage, comme l’a indiqué Juan Eveno. Aujourd’hui, le chef opérateur (ou directeur de la photo) n’intervient pas seulement sur le plateau mais aussi en post-production. Cela change la méthode de travail du film lors du tournage. On va filmer sachant qu’on pourra retoucher l’image, et donc les couleurs ne sont pas poussés à 100%. Les rushes ne sont pas parfaits. Le film est sous-exposé mais on peut corriger ensuite la lumière grâce au numérique. Selon Juan Eveno, il est dur pour le chef opérateur de travailler ainsi car il veut faire une image esthétique directement au tournage. Puis, il devient une sorte d’assistant de l’étalonneur, c’est-à-dire le technicien qui retouche le film en post-production. Celui améliore les couleurs d’un décor (mat-painting), rajoute des étages à une immeuble, et pleine d’autres chose encore…

A cause de l’évolution numérique et de l’amélioration de la qualité technique, la définition de l’image est de plus en plus élevée. Et on ne travaille pas plus vite car il faut des ordinateurs toujours plus performants. Une image aujourd’hui en Haute-définition fait 6 méga. Le dernier format existant va jusqu’à 40 méga. Sachant qu’il y a 24 images par seconde dans un film, cela peut être très lourd techniquement. On travaille donc d’abord sur un support du film en qualité plus légère (proxi) pour pouvoir travailler plus facilement.

Enfin Juan Eveno n’a pas oublié d’évoquer les aspects économiques du numérique qui, selon lui, permet de faire des économies. Par exemple au niveau de l’éclairage, on pourra tourner une scène le matin qui sera ensuite une scène du soir, et ne plus être obligé de faire une nuit américaine. Il y a alors plus de souplesse dans le plan de travail d’un tournage de cinéma.

Cette rencontre fut très intéressante, donnant une image positive du métier. Si le numérique est la technologie du futur, il permet aussi de conserver le patrimoine cinéma en restaurant les films. Juan Eveno a ainsi retravaillé le célèbre classique Intolerance de F.W.Griffith.

Benjamin Zimmermann

Joanna Gallardo

contact the author contact the author print this article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail post a comment other languages


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Login | credits & special mentions | www.nisimasa.com

Site internet: A.L, creation site internet, graphiste freelance.