Pour le premier rendez-vous professionnel du Prix de la Jeunesse, les jeunes Européens ont eu le privilège de rencontrer deux producteurs.
Bruno Hodebert, directeur de l’école de cinéma l’ESEC, prend sa propre carrière comme exemple pour illustrer la nature de la profession. Son expérience est variée : un travail au Burkina Faso, la production de documentaires, de courts et de longs métrages, tel que L’Origine du Monde. Il insiste sur l’éclectisme du métier et l’importance des relations personnelles allant jusqu’à comparer la collaboration entre un producteur et un réalisateur à un couple marié.
Fabienne Servan Schreiber, productrice chez Cinétévé, s’accorde sur le sujet. Dynamique, elle s’est imposée au sein d’une profession dominée par les hommes, avec des œuvres telles que La Honte de la République. Son enthousiasme pour le documentaire est évident. Elle déplore cependant le fait que la production télévisuelle en France soit considérée comme moins prestigieuse que le cinéma.
Il est intéressant de découvrir ainsi le système de production français, basé sur une taxe prélevée sur les billets de cinéma, et sur le support de la télévision dans l’industrie cinématographique. Cela n’est pas sans poser problème car les producteurs français doivent satisfaire différents publics, en vue d’une éventuelle diffusion sur le petit écran. Le débat qui a suivi cette rencontre montre le besoin d’informations pratiques de la part des jeunes. Certains auraient voulu que l’on insiste plus sur les relations qu’entretiennent les producteurs avec le reste de la profession. Mais l’enthousiasme contagieux de ces deux producteurs est agréable, nous faisant découvrir le milieu éclectique de la production.
Camilla Buchanan
Zbigniew Wojnowski