
En tant que représentant du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, comment qualifiez-vous votre rapport avec la charcuterie et le folklore ? J’entretiens une relation intense et pleine de romantisme avec le jambon. Emanation du cochon, le jambon est l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques à savoir une œuvre du peuple pour le peuple. L’initiation au plaisir de la dégustation du jambon est, à mon avis, un axe majeur et prometteur en matière d’éducation populaire. S’agissant du folklore je suis pour le mélange des genres et le syncrétisme régional vestimentaire comme ici à Cannes, avec mes après-ski de plage. Le folklore c’est ma mode !
On vous voit à côté de Madame de Fontenay sur la photo réunissant les membres du Jury de l’élection Miss Folklore… Pourquoi ? Vous la connaissez personnellement ? Ma fascination pour Madame de Fontenay remonte à ses débuts, c’est-à -dire aux plaisirs de la chair (à saucisse). En effet, avant de s’occuper des Miss, elle a eu une prometteuse carrière de magicienne, grâce à ses numéros d’illusionniste : apparitions de pâté de tête et de rillettes de bécasses sous son grand chapeau (Tata Yoyo, d’Annie Cordy).
Votre film préféré de la Quinzaine ? Encore une fois, c’est mon appétit pantagruélique qui a guidé mon choix. Sans hésité, L’œuf de Semih Kaplanoglu. Et puis, selon Jean-Luc Godard, maître charcutier du Limousin, « on ne devrait jamais quitter sa coquille, le saucisson de porc substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs ».
Flamand Rose